Tinta run, un shônen français à suivre absolument !

par S Féranec

Les éditions Glénat ont annoncé au début de l’année tous leurs projets de création avec des auteurs français. Tinta run fait partie des toutes premières sorties avec Versus Fighting. Ce shônen est une création de Christophe Cointault. Originalité, il est publié dans le sens de lecture français.

A Mont-Sereny, presqu’île du crabe, à l’Ouest de la Mérovie, Arty Henrix, apprenti pâtissier, prend une longue pause alors qu’il doit préparer deux cents croissants avant midi. Il est repris violemment par Yvano Vitch, son maître qui lui fracasse son rouleau sur la tête. Le soir venu, Arty repense à son père et s’entraîne avec son quill (une baguette magique sous forme de crayon). Son ombre prend alors le dessus, sa mère doit donc casser sa baguette pour faire cesser cette apparition. Le lendemain matin, il croise Dumond Urvill, son voisin qui est coincé depuis six ans à Mont-Sereny. Celui-ci espère pouvoir bientôt partir. Arty rejoint la boulangerie mais arrive en retard de... 18 secondes. Pour châtiment, M Vitch veut le marquer au fer rouge. Evidemment, Arty ne se laisse pas faire et frappe son maître et tous ses enfants. Son ombre apparaît de nouveau et Arty détruit totalement la boulangerie. Il n’a plus qu’une solution, quitter Mont-Sereny, maîtriser son ombre et retrouver son père.

Tinta run propose un cocktail explosif des plus réussis. Christophe Cointault a élaboré toute une galerie de personnages à côté d’un héros, haut en couleurs. Arty apparaît avec les caractéristiques habituelles dans un shônen manga : il vit seul avec sa mère, son père ayant disparu ; il possède un comportement emporté avide de justice, symbole du personnage du shônen. Ainsi, Arty rappelle par son attitude Luffy de One Piece ou Natsu de Fairy Tail.
A côté de lui, Dumond, son compagnon de voyage, derrière son côté musculeux, est d’un clandestin bloqué depuis six ans et qui voit son rêve de retrouver sa famille, brisé. Heureusement, tous apportent un humour bienvenu tant certains sont grotesques comme Yvano Vitch et sa famille à côté des nombreuses scènes d’action.
De plus, on découvre un univers très original à travers le voyage d’Arty qui quitte Mont-Sereny. Après la visite de Priam, capitale de Mérovie, il finit par traverser illégalement la frontière pour suivre les traces de son père. Un seul mot d’ordre, l’aventure !
Enfin, contrairement à beaucoup de manga à la française, le lecteur a le droit de magnifiques dessins. Christophe Cointault possède un trait vraiment original. Grâce à un découpage dynamique, il propose des scènes d’action incroyables mettant en scène la puissance d’Arty. A chaque fois qu’il utilise son pouvoir détruit les bâtiments à la chaîne.
En définitive, Tinta run est véritablement un manga d’origine française très réussi qui mérite sa place dans tous les CDI tant il mélange habilement action, humour et univers original.